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Parents

Original, classique ou décalé, un prénom veut toujours dire quelque chose…

Le choix d'un prénom n'est pas neutre, car il possède une histoire, qu'elle soit familiale ou sociale. Parfois, certains sont plus difficiles à porter que d'autres. Suite de l'entretien avec Sigrid Charrière qui est psychologue et fondatrice de l’association de psychogénéalogie.

 

Y a-t-il des prénoms plus difficiles à porter que d'autres ?

Oui, le prénom peut même être porteur d'un sens dont les parents n'avaient pas conscience au moment de la naissance : une fillette appelée Victoire après x fausses couches ; un bébé que l'on appelle Sylvie (« S'il vit »), après deux enfants décédés... Ces prénoms courants peuvent alors devenir un fardeau pour l'enfant.

Quel serait le point commun des enfants nés en 2002 nommés Lucas ou Léa, prénoms les plus donnés cette année-là ?

Ce sont les enfants d'une époque ! Cela montre que leurs parents ont voulu les intégrer dans un environnement perçu comme positif. Positif parce que très en vogue, comme dans le cas de Lucas ou de Léa, ou positif parce que très américain, pour un prénom comme Kevin.

À l'inverse, que penser du choix d'un prénom original ?

Cette course à l'originalité dénote l'envie de ne pas se fondre dans la masse. Comme si l'enfant devait avoir une personnalité bien distincte. Le message est alors :  "Ce prénom, on l'a inventé pour toi et pour toi seul". Aux yeux de ses parents, cet enfant est un trésor unique. Ce n'est pas un héritage simple. Comment l'enfant va-t-il s'intégrer dans la masse si ses parents, depuis sa naissance, lui demandent d'être quelqu'un de hors norme ? On ne peut pas grandir loin de sa famille... ni loin de ses pairs.

Peut-on proposer à l'enfant de faire un arbre généalogique des prénoms de sa famille ?

Oui. C'est une bonne idée de se concentrer sur les prénoms et de remonter le plus loin possible, pour repérer ceux qui se répètent et étudier leur image : se rapportent- ils à une personne, une région, un personnage historique ? Certains seront positifs, d'autres peut-être un peu moins... La fillette qui s'appelle Léa découvrira par exemple qu'il y avait une Léontine (ces deux prénoms ont la même racine) dans ses ancêtres. S'intéresser à qui était cette femme, à ce qu'elle faisait, permet de se positionner et de mieux comprendre son histoire familiale.

 

Le 17 novembre 2009 Rencontre avec Sigrid Charrière, psychologue et fondatrice de l’association de psychogénéalogie (AIP). Propos recueillis par Anne Lamy. Illustrations Béatrice Rodriguez.

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