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Le 16 mars 2010
Lycée : la série littéraire, série mal-aimée ?
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Phosphore
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En présentant sa réforme du lycée, le 13 octobre 2009, le Président de la République a évoqué le déclin de la série littéraire du bac général. Le point sur un malaise persistant, dans une voie qui dispose pourtant d'atouts certains.
- Sommaire du dossier
- Réforme du lycée : quels changements pour la série littéraire ?
- Quels débouchés pour les parcours littéraires ?
Une série dédiée aux belles-lettres
Pour décrypter les arcanes de l'écriture poétique ou se plonger dans les textes de Descartes, rien de mieux a priori que la série littéraire ! En terminale, les élèves bénéficient même de huit heures de philosophie par semaine, contre 3h en filière scientifique (S). Le programme de la filière met aussi l'accent sur les langues étrangères, les arts ou encore les cultures grecques et latines.
Les bacheliers L peuvent ensuite se tourner vers des études supérieures menant à l'enseignement, l'édition, le tourisme, la communication... Des secteurs dont l'attractivité ne se dément pas auprès des jeunes, comme le soulignait en 2006 le rapport de l'Inspection générale sur l'Evaluation des mesures prises pour revaloriser la série littéraire au lycée.
Une série qui séduit peu d'élèves ?
En 2008, la série L regroupait 12% environ des élèves de terminale générale et technologique, contre 30% pour la filière scientifique (S), et 21% pour la filière (ES). Ses effectifs se sont stabilisés, après un long déclin, mais l'écart avec les autres séries reste important.
Par ailleurs, en 2006, l'Inspection générale notait que l'orientation en L relevait de plus en plus souvent d'un choix par défaut. Cette question est réapparue lors de la consultation sur le lycée menée par Richard Descoings en 2009, s'inscrivant dans le cadre d'un déséquilibre entre les filières.
Un arrière-plan complexe
« Choisir la filière scientifique, ce n'est pas renoncer à des études supérieures littéraires », ce qui n'est pas le cas dans le sens inverse, comme l'a pointé le Sénat dans son rapport sur les deux cents ans du baccalauréat, en 2008. L'inspection générale a ainsi observé que « les hypokhâgnes et khâgnes (classes préparatoires littéraires) recrutent presque autant dans les autres séries qu'en L ».
Soucieux de ne se fermer aucune porte, certains lycéens, pourtant intéressés par les lettres, privilégient la voie S. La série littéraire se trouve donc concurrencée sur son propre terrain.
Si la série littéraire n'a su gagner le cœur des jeunes, c'est lié tout autant à des questions d'emploi du temps, d'orientation, que d'image des disciplines littéraires en général. Au-delà de cette situation, le Sénat incitait à « une réflexion sur la place que tient la culture littéraire dans notre société ».
Le 28 octobre 2009 Aurélie Djavadi


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Pour aller plus loin :
Evaluation des mesures prises pour revaloriser la série littéraire au lycée, rapport de l'Inspection générale, 2006
A quoi sert le baccalauréat ?, rapport de la Commission des affaires culturelles du Sénat, 2008
Le rapport Descoings et les synthèses des consultations sur la réforme du lycée, menées en 2009