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Enfants

Familles recomposées : comment les aînés vivent-ils la naissance d’un demi-frère ou d’une demi-sœur ?

L’arrivée d’un bébé bouleverse la vie d’une famille, quelle qu’elle soit. Mais dans les familles recomposées, les aînés ont parfois plus de mal à trouver leur place, surtout s’ils ne partagent pas la vie quotidienne du nouveau-né. Comment créer des liens affectifs solides entre adultes et enfants, ainsi que dans la nouvelle fratrie ?

 

La fin du fantasme de retour

“En cas de séparation, il y a toujours chez l'enfant, le fantasme du retour à une vie ensemble, rappelle la psychologue Geneviève Henry. L'arrivée d'un bébé chez le père ou la mère, avec la formation d'un nouveau groupe familial, met un terme à ce fantasme.” Dans toutes les familles, les aînés se sentent bousculés par l'arrivée d'un bébé, voire délaissés : ce bébé va-t-il prendre leur place ?

La crainte est plus ou moins marquée selon l'écart d'âge entre les enfants (plus forte quand les aînés sont plus jeunes). “Dans une famille recomposée, note la psychologue Myriam Cassen, c'est parfois un peu plus compliqué. Si le bébé naît chez la maman, l'aîné vivra sans doute au quotidien avec lui. S'il naît chez le papa, le bébé vivra au quotidien avec le papa, mais pas l'aîné….”

Une place et une légitimité à rédéfinir

Même quand il a été adopté affectivement par la belle-mère ou le beau-père et que tout se passe bien, l'aîné se demande : “Vais-je avoir encore ma place alors qu'ils ont maintenant un ‘vrai’ bébé à eux ?” Il s'interroge sur sa légitimité. “La réalité n'est simple pour personne, commente Myriam Cassen, certains beaux-parents ressentent malgré eux une préférence exclusive pour leur enfant biologique après la naissance.”

Il arrive que l'aîné demande à retourner vivre chez son autre parent, parce qu'il a l'impression de compter moins après l'arrivée du bébé. “Ou par conflit de loyauté, précise Myriam Cassen, parce que l'autre parent est resté seul. L'enfant cherche à compenser cette situation par sa présence.” Cela ne favorise pas forcément son bien-être ! “Le plus important, c'est la place que les adultes donnent à chacun, souligne Myriam Cassen, et le regard bienveillant qu'ils portent sur l'évolution de leur famille.”

Demi-frère ou frère entier ?

“Dans les familles recomposées, les enfants n'emploient pas le terme de ‘demi’ souligne Geneviève Henry. Pour eux, ils ont des frères et sœurs entiers !” Faut-il ou non parler de  “demi” frère et sœur ? “La question ne se pose pas en terme de ‘il faut’ commente Myriam Cassen, on doit juste être conscient de ce qu'on véhicule à travers les mots qu'on utilise.”

Biologiquement, il y a une différence entre les enfants quand ils ont deux parents en commun, un seul ou aucun. C'est important que cette distinction soit clairement posée. Sur le plan affectif, c'est différent. “Quand les parents privilégient la dénomination biologique de ‘demi’ entre les enfants, je ne suis pas sûre qu'ils facilitent l'adoption affective, remarque Myriam Cassen. On peut pourtant être aimé par plusieurs personnes, c'est même une source de vitalité extraordinaire pour les enfants et un modèle de tolérance !”

 

Le 28 février 2011 Sophie Coucharrière

Le blog de Lulu : pour les enfants de 7 à 11 ans

“Lulu”, l’héroïne préférée des 7-11 ans à retrouver dans Astrapi tous les quinze jours

Lulu est une petite fille de neuf ans, héroïne d’une bande dessinée du magazine Astrapi. La rédaction du journal anime un blog en son nom. Chacune des questions auxquelles Lulu est confrontée dans la BD est proposée aux jeunes lecteurs du magazine qui peuvent raconter leurs propres expériences, se confier, donner des conseils et proposer leurs idées. Lulu leur répond.

 

Ce blog est modéré par la rédaction d'Astrapi qui veille rigoureusement à la qualité des échanges.

 

Pour le consulter : le blog de Lulu

Geneviève Henry et Myriam Cassen, psychologues

Geneviève Henry est psychologue clinicienne, spécialiste des enfants et des adolescents. Elle est également conseillère d'orientation. Elle consulte en cabinet en Gironde. 

 

 

Myriam Cassen est responsable de l'Institut Michel Montaigne à Bordeaux, psychologue clinicienne, psychothérapeute, thérapeute familiale et de couple, addictologue. Coauteur de “Thérapies multifamiliales”, éd. Erès.

 

 

 

 

 

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