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Loisirs

Activités extrascolaires : mode d’emploi

Les propositions d’activités extrascolaires sont souvent nombreuses à la rentrée. Qu’apportent-elles à un petit ; faut-il en limiter le nombre ; est-ce à vous de les choisir ; peuvent-elles être abandonnées avant la fin de l’année ? Les réponses de Nicole Prieur, psychothérapeute pour enfants.

 

Un enfant a-t-il besoin d’activités extrascolaires ?

Les activités extrascolaires sont plus qu'un simple défoulement ou un moyen d'occuper les enfants. “Elles permettent à l'enfant de savoir que l'on peut apprendre dans le plaisir, explique Nicole Prieur, psychothérapeute. Mieux : pour l'enfant qui connaît des difficultés à l'école, voici un lieu social où il réussit ! Cela répare le sentiment d'échec qu'il éprouve et restaure l'image qu'il a de lui.”

Les activités sont aussi un lieu bénéfique pour la socialisation : il y fait des rencontres, il découvre d'autres manières de faire et de penser.

Faut-il en limiter le nombre ?

C'est aux parents de déterminer les possibilités réelles de leur enfant, selon son âge et son caractère, indépendamment de la séduction exercée par toutes les activités proposées en début d'année. Entre judo, guitare, poterie, anglais, certains enfants ont un emploi du temps de ministre dès le primaire !

“Le temps de jeu libre’ est indispensable, rappelle Nicole Prieur, surtout pour les jeunes enfants. Dans le jeu libre, l'enfant développe son imaginaire personnel et organise son monde intérieur.”

Doit-on le laisser choisir lui-même ?

A l'école, les enfants n'ont pas beaucoup le choix et doivent tout apprendre. Mais pour leurs activités extrascolaires, leurs goûts et leurs motivations devraient être entendus.

“Dès 4 ou 5 ans, constate Nicole Prieur, l'enfant est capable de cerner son attirance pour telle ou telle activité. Si son choix est motivé par un petit copain qui fait la même chose, respectons cette envie tant que l'activité choisie n'est pas incompatible avec l'enfant.”

Et pour éviter de grosses déceptions, l'idéal est de l'emmener assister à une séance, voire d'y participer pour un cours d'essai.

Faut-il tenir bon toute l’année ?

Professeur jugé sévère, difficultés à progresser ou grosse fatigue… Après l'enthousiasme du premier trimestre, les enfants se lassent ou se découragent souvent. Les parents ont alors un rôle à jouer pour relancer l'envie : on peut emmener les musiciens en herbe à un concert bien ciblé, aller avec les petits sportifs à un match ou pratiquer un peu l'activité en famille. Tout cela rappellera à l'enfant les bons côtés de son activité.

“Il n'y a pas d'apprentissage sans effort, conclut Nicole Prieur. Mais avec un peu de persévérance, l'enfant découvre que les efforts procurent du plaisir. C'est très éducatif.”

 

Le 4 septembre 2012 Anne-Laure Fournier le Ray

A propos de Nicole Prieur

Nicole Prieur est l'auteur de Grandir avec ses enfants. Comment vivre l'aventure parentale (Marabout, 5,90 €), et fondatrice du site parolesdepsy.com

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